Deep Signal s'impose dès sa première saison comme la série SF la plus ambitieuse de l'année. Sofia Andrade et Meike Krüger construisent un univers d'une cohérence rare, où le mystère du signal n'est jamais un prétexte mais le cœur battant d'une réflexion sur l'identité et la transformation.
La mise en scène est tendue, précise, et sait utiliser les décors marins et les espaces confinés du laboratoire pour créer une atmosphère oppressante. Les huit épisodes de la saison tiennent leur promesse jusqu'au bout, enchaînant les révélations sans jamais sacrifier la cohérence de l'ensemble.
Les interprétations sont unanimement remarquables, en particulier la performance centrale de Noa Ellison, dont le personnage porte tout le poids émotionnel de la série. Les personnages secondaires existent et comptent.
Quelques longueurs en milieu de saison et un certain manque de développement pour certains rôles secondaires constituent les seules réserves réelles. Des défauts mineurs dans un ensemble qui impressionne.