Last Light of Arvon n'est pas un film de fantasy comme les autres. Là où le genre se perd trop souvent dans la démesure spectaculaire ou dans l'intrigue labyrinthique, Noa Ben-David choisit la retenue et l'humain. Le résultat est un film d'une beauté singulière, qui tient ses promesses épiques sans jamais sacrifier l'intimité.
L'histoire suit Arael, héritière d'un royaume fracturé, contrainte à l'exil après le sac de la capitale. La quête de reconquête n'est pas nouvelle, mais le traitement l'est : le film s'attarde sur les marges, les silences entre les batailles, les liens noués dans la défaite. La photographie, signée Yuki Tanaka, compose des plans d'une richesse chromatique rare — des déserts d'ambre brûlé aux forêts bleutées de l'exil.
La mise en scène est précise, jamais gratuite. Les quelques séquences d'action sont chorégraphiées avec soin mais restent au service du récit. Ce qui impressionne vraiment, c'est la maîtrise du rythme : un film de deux heures vingt-huit qui n'a pas un moment creux.
Last Light of Arvon remporte le Grand Prix au Festival de Venise 2026, ce qui ne surprend personne qui l'aura vu.