Neon Circuit ne cherche pas à révolutionner le genre. Il fait quelque chose de plus précieux : il le distille à sa quintessence. Circuits sinueux baignés de néon, courbes fluides, musique synthwave qui pulse — Kaposvár Motion connaît sa recette et l'applique avec soin.

Le gameplay arcade est solide. Les dérapages sont nerveux sans être capricieux, la physique suffisamment abstraite pour rester jouissive, et les circuits proposent une vraie variété d'environnements. On passe de tunnels urbains saturés de lumières à des autoroutes aériennes vertigineuses, des docks industriels aux zones commerciales façon Las Vegas. Chaque piste a sa personnalité.

Les problèmes émergent à mesure que les heures s'accumulent. L'IA des adversaires manque de mordant : on sent rapidement les patterns, les dépassements deviennent mécaniques. Le solo propose un mode championnat et quelques défis chronométrés, mais la structure se répète vite. Sans adversaires humains, le jeu perd de son relief.

C'est là que Neon Circuit révèle sa vraie nature : un jeu conçu pour la compagnie. En local à deux ou quatre, le titre prend une toute autre dimension. Les courses deviennent imprévisibles, les duels sont tenus, le bruit de fond de la salle de jeu amplifie l'adrénaline. Mais ce potentiel reste conditionné à une logistique que tout le monde ne peut pas mobiliser facilement.