Attendu comme l'un des grands RPG de 2026, Voidwalker Chronicles tenait une promesse aussi simple qu'ambitieuse : livrer un monde ouvert dense, un combat satisfaisant et un lore suffisamment solide pour tenir sur la longueur. Northline Studio a tenu parole.

Dès les premières heures, le jeu saisit. L'univers post-effondrement est installé avec une vraie cohérence visuelle — les environnements fractals, les ruines encore magnétiques, les factions qui se disputent les fragments de lois physiques disparues. L'exploration est récompensée à chaque détour, et l'on passe volontiers vingt minutes à suivre un couloir de lumière sans objectif précis.

Le combat est le cœur pulsant de l'expérience. Les enchaînements sont fluides, les compétences bien équilibrées entre la brutalité corps à corps et la manipulation des flux quantiques. La courbe de progression ne brusque jamais : on devient progressivement redoutable sans que l'adversité ne s'effondre pour autant. C'est un équilibre difficile à tenir, et Northline Studio le réussit.

À cela s'ajoute une narration principale plus intime qu'on ne l'attendait. Les personnages secondaires existent vraiment, portent leurs contradictions et leur histoire. On s'attache. Les quêtes principales montrent une direction narrative cohérente, même si une poignée de missions secondaires trahissent un manque d'inspiration qui jure avec l'ambition du reste. Quelques bugs de finition présents au lancement rappellent que même les grandes productions ont leurs limites.